Vendredi 13 janvier 5 13 /01 /Jan 12:30

 

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Par librairielesinsolites.tanger
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Vendredi 6 janvier 5 06 /01 /Jan 23:33

 

L'équipe de la librairie les insolites souhaite à toutes celles & tous ceux qui chérissent la littérature, l'art & la beauté une année 2012 placée sous le signe du savoir, du partage, de la découverte, de l'ésthétique, de la curiosité, de la nouveauté et de l'originalité.

 

Pour célébrer en toute beauté le début d'année, Mahi Binebine et Abdelhak Serhane s'invitent exceptionnellement au sein de la librairie en ce samedi 7 janvier 2012 à 19H pour la présentation de la très belle monographie consacrée à Mahi Binebine aux éditions art point: "Moroccan Art Book, Mahi Binebine". Séance de dédicace par les deux artistes.

 

Exceptionnellement, l'ouvrage présenté en exclusivité à Tanger à la librairie les insolites sera vendu 750 DH au lieu de 800 DH. L'occasion de faire un cadeau unique et de promouvoir l'excellence de l'art marocain.

 

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les insolites, merveilleusement vôtre, toujours...

 

 


Par librairielesinsolites.tanger
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Mercredi 7 décembre 3 07 /12 /Déc 17:08

 

 

 

 

Bonjour,

 

Nous vous invitons à venir découvrir à partir du 7 décembre 2011 à 19H la présentation d'une partie de la collection privée d'art africain de Philippe Chaslot sur le thème animal.

 

AFRIKANIMAL

 

C'est une première à Tanger, et nous vous attendons fort nombreux pour cet évènement.

 

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION LE 7 DECEMBRE 2011 à 19H

 

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Pour en savoir plus:

 

 

#AFRIKANIMAL#

 

« C'est à Tanger que ma passion pour l’art africain est devenue dévorante »

 

Philippe Chaslot a eu plusieurs vies. Architecte, puis journaliste, il dirige aujourd’hui, avec Catherine et Jean-Olivier, la plus ancienne maison d’hôtes de Tanger, le Dar Nour. Passionné par l’architecture, l’art contemporain et les arts premiers, il a constitué au fil des ans une impressionnante collection. Pour la première fois, il expose quelques unes de ses pièces à la librairie les insolites, également espace d'exposition.

 

Entretien avec un esthète, saisi par les beautés animales de l’art africain. 

 

 

C’est la première fois que vous montrez des pièces de votre collection. Qu’est-ce qui vous a décidé ?

Ma passion pour l’art africain m’a amené à accumuler - au sens physique du terme - un certain nombre d’objets. Plusieurs centaines. J’avais un double plaisir en les achetant : celui de les posséder, et celui, un peu plus souterrain et mystérieux, de savoir qu’un jour, ils m’apporteraient d’autres plaisirs. Pour cela, il me fallait donner du sens à cette collection. 

Or le sens se produit à travers la rencontre, l’ouverture aux autres, la confrontation même.  L’exposition est une des formes de rencontre qui a sa part d'aventure. J’ai fait la connaissance de Stéphanie Gaou qui est elle-même une passionnée d’Afrique où elle a longtemps vécu. Elle a vu des objets que j’avais vendu à un amateur italien qui les avait lui-même très bien en scène dans sa maison de Tanger, en pleine médina. C’est ce qui lui a donné l’idée de me proposer d'exposer dans sa librairie les insolites. Et il faut toujours dire oui à une envie… 

 

Qu’est-ce qui a présidé à la constitution de votre collection ? 

Comme la création, tout part du big-bang ! (rires) C’est donc lié à un coup de foudre. Il y a quelques années, j’étais à l’Ile d’Yeu, j'attendais le bateau de retour avec l’être aimé, après un séjour magique. Une heure à perdre, nous sommes rentrés chez un antiquaire, j’ai eu un flash pour une très belle statue. Cette statue Ibo m’a profondément touché, je ne sais pourquoi. Ça été violent et physique. Je n’avais jamais regardé l’art africain avant. Je suis rentré avec la statue dans les bras, je ne voulais pas la lâcher ! Il y a du comique et du ridicule dans la passion. 

 

La beauté des trésors africains a donc mis du temps à m’atteindre. La rencontre n’en a été que plus forte. Et c’est à Tanger, précisément, où je vis depuis quatre ans, que cette passion est devenue un peu dévorante. On dit souvent, ce qui n’est pas faux, que Tanger tourne le dos à l’Afrique. Moi, ici, il m’a plu de me tourner vers le sud, dans cette ville, Tanger, qui rêve tant du nord. C’est d’ailleurs une sorte d’ironie quand on sait qu’au XIVe siècle, Ibn Battouta, l’enfant chéri de Tanger, a été l'un des premiers explorateurs du monde à faire des compte- rendus de ses voyages en « Afrique noire ». 

 

Est-ce que votre collection comporte des spécificités, dessine des obsessions particulières ?

Mon problème, c’est que j’aime tout ! J’aurais rêvé pouvoir constituer une collection encyclopédique, qui reflète, même par un ou deux objets seulement, le maximum d’ethnies. Comme pour mieux embrasser les diversités Africaines. C’est impossible. Mais je me suis aperçu que j’avais quand même certaines préférences. Par exemple, je suis moins sensible à l’art pourtant très raffiné et très recherché de la Côte d’Ivoire. Je suis très attiré par des sculptures en apparence plus sauvages, plus brutes comme celles des Montol du Nigeria oriental, comme celles des Mumuye ou des Chamba. Je suis fasciné par les objets vaudou, compositions complexes et effrayantes où de véritables crânes de singe, parfois des poils, font "partie du décor". D’une manière générale, je suis plus statues que masques, c’est mon côté « Oreille cassée ».

 

Qu’est-ce qui vous séduit dans l’art africain ?

Je suis émerveillé par l’inventivité plastique des œuvres africaines, par les combinaisons à la fois très codées et comme naturelles qui font passer de la courbe à la droite, du volume au plan, avec une apparente simplicité. « L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière » disait Le Corbusier, en révolutionnant notre regard au tout début du XXe siècle. On découvrait la beauté fulgurante des usines, des avions ou des gares en acier, « nouvelles cathédrales des temps modernes ». Ce n’est pas un hasard si l’art africain, à la même période, stupéfie les plus grands artistes et nourrit l’art contemporain. Un masque Fang dont on a miraculeusement gardé la trace est offert en 1905 à Vlaminck. Ce dernier le montre à Derain qui en reste "bouche bée" selon son expression. Derain achète le masque et le montre à son tour à Matisse et Picasso… Le plus vieux des continents a offert l'étincelle qui va permettre à la modernité d'exploser.

 

Est-ce l’ancien architecte qui parle ?

Les impulsions africaines qui ont fait partie de la grande révolution de l'art occidental au début du XXe siècle sont bien connues. A mon petit niveau, je relie simplement le plaisir que me procure l’art africain aux plaisirs très puissants de la découverte quand, étudiant en architecture, je mesurais la force tellurique du mouvement moderne. Je dirais que c’est un plaisir esthétique, direct, primordial et universel qui me touche profondément.  Le beau, c'est l'essence de la vie, comme une trace de Paradis sur terre. C'est quelque chose qui fait un peu planer au-dessus de  nos mesquineries. Dans les choses belles, il y a comme des solutions et des évidences qui m'apaisent. 

 

Il a pourtant fallu attendre le XXe siècle pour qu’on s’intéresse à l’art africain sous l’angle esthétique… 

Oui, c'est vrai. Face à l'Inconnu en France, on se raccroche beaucoup à l'étiquetage cartésien. On est comme ça. C'est pour cela que j’ai beaucoup apprécié la démarche de l’explorateur et expert en arts premiers Jacques Kerchache. En souhaitant qu'on dépasse une approche essentiellement ethnographique des arts premiers pour les considérer enfin pour leur valeur esthétique universelle, il a vraiment fait bouger les lignes. J'aime bien cette façon de voir. Est-ce qu'on regarde une Vierge du XVIIe siècle essentiellement pour la part de religiosité qu’elle représente ou pour l'histoire du catholicisme qu'elle raconte ? Sûrement pas ou, en tous cas, pas seulement ! Alors pourquoi faire de même avec l’art africain et le considérer - en premier lieu - pour son intérêt ethnographique, pour ce qu’il dit d’une société et de ses croyances ? C'est important mais ce n'est pas le tout ! 

Prenez ces deux figurines rouges à "tête de canard" présentes dans l'exposition. Faut-il, pour les apprécier, savoir obligatoirement que l’ethnie des Mama au Nigéria veut chasser les oiseaux de mauvais augure avec des représentations d'êtres humains munis de becs effrayants ? Ou que ces statues peuvent tout aussi bien représenter  des gardiens de la prospérité du village ? Ça m'intéresse bien sûr, mais ce que je trouve surtout génial, c'est l'extravagance inspirée de ces sculptures. 

Je revendique de trouver un objet beau indépendamment de sa signification ethnographique. La beauté est le plus court moyen pour aller à l’essentiel. On doit décomplexer notre regard, arriver à retrouver ce regard d’enfant ou d’artiste qu’ont eu Breton ou Picasso sur l’art africain. 

 

Mais l’art africain permet d’entrer dans l’histoire, la vie et les croyances des peuples d’Afrique. Ces aspects-là ne vous intéressent-ils pas ?

Ah si, j'y suis très sensible parce que j'adore aussi l'Histoire qui nous rapprochent des hommes. C’est une dimension passionnante de ces œuvres et qui - si je puis dire - fait durer le plaisir : ces objets racontent en effet l’histoire de multiples ethnies. A chaque style son peuple, à chaque peuple ses légendes, ses coups durs et ses fêtes. Cela fait voler en éclats la vision d’une Afrique des Etats, bien artificielle. Plus qu’un continent unique et massif, comme le suggère sa représentation trompeuse sur les cartes, l'Afrique constitue plutôt dans ma tête un gigantesque archipel dont les complexités démographiques, linguistiques, culturelles et magiques n’ont pas grand chose à voir avec les simplifications auxquelles on peut se laisser aller. L’art des ethnies définit des visions du monde différentes et donc des Afrique diverses, parfois opposées.

 

Au-delà de ces diversités, ne peut-on pas estimer que l’animisme souffle également et puissamment sur l’ensemble des cultures de ce continent ?

Bien sûr. Mais la colonisation et les influences religieuses extérieures ont violemment bousculé ce point commun animiste. Pris en tenaille entre les monothéismes chrétien  et musulman, cette source inspirée de l’art africain a été largement victime de cette bataille de « parts de marché » spirituelles. Mais les croyances locales restent vivaces et les religions, dans leur prosélytisme, ne sont pas parvenues à rompre le lien fondamental avec la nature et les ancêtres qu’entretiennent encore beaucoup d'Africains que je rencontre.  

 

Pourquoi avez-vous choisi pour thème de cette première exposition “Afrikanimal” ?

C’est une porte d’entrée royale pour aborder l’art africain. L’extraordinaire présence animalière est l’une des caractéristiques les plus frappantes de cet art. Déjà, les Dieux égyptiens étaient mi-hommes mi-bêtes. 

Les représentations animales sont parfois des camouflages « pour se rendre invisible » et chasser avec efficacité. Mais c’est rare. Les symboliques sont souvent beaucoup plus complexes. Il faudrait rentrer dans le détail des cérémonies d’initiation, des pratiques thérapeutiques, des actes de divination et de sorcellerie. Et bien sûr ne pas généraliser d’une ethnie à l’autre. 

Qu’il soit allégorique ou symbolique, réel ou onirique, l’animal est omniprésent.  La nature humaine est une composante comme une autre d'un tout, visible et invisible, aux côtés des animaux, des végétaux, des éléments. Et c'est très troublant, presque incompréhensible pour moi. A la fameuse question de Lamartine  « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? », l'Afrique séculaire répond oui. Ça me surprend,  ça me dérange, mais ça me plaît !

Les Dogons du Mali appellent « nyama » cette force de vie qui circule entre les êtres, les choses, les animaux et incarne l‘esprit des ancêtres. L’art africain tente d'établir un dialogue surnaturel. C’est quelque chose de puissant, de l’ordre de l’instinct… Finalement, j’ai une approche assez animale de l’art africain ! (rires)

 

Propos recueillis par Anne-Caroline Jambaud,  journaliste, Libération

 

 

 


Par librairielesinsolites.tanger
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Lundi 7 novembre 1 07 /11 /Nov 20:40

 

 

 

 

Trois photographes, un seul thème: la jeunesse.

 

Emmanuelle GABORY, Hicham GARDAF et Rachid OUETTASI, tous trois, photographes à Tanger, ont croisé leur vision de l'adolescence et de la jeunesse pour une expo forte en émotions du 16 novembre au 6 décembre 2011.

 

Vernissage le 16 novembre 2011 à partir de 19H

 

Un rendez-vous où nous vous attendons nombreuses & nombreux!!!

 

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Pour nous trouver - s'il y en a encore qui ne connaissent pas l'adresse - le plan:

 

plan librairie

 

ouvert tous les jours

du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 & de 15h à 20h

le dimanche de 12h30 à 16h

 

 

 

Par librairielesinsolites.tanger
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Jeudi 20 octobre 4 20 /10 /Oct 10:28

 

Bonjour,

 

Encore un beau moment passé avec Valérie MORALES-ATTIAS et son touchant LA PEAU DES FANTOMES publié chez SEGUIER/LA CROISEE DES CHEMINS, le samedi 15 octobre 2011 à 19H où la belle à la crinière blonde nous a régalés d'une lecture émue et d'une belle discussion avec les nombreux présents.

 

MERCI encore à vous tous & toutes, qui contribuez, en venant et soutenant les activités de la librairie, à faire vivre cette belle, mais difficile, aventure.

 

Autre évènement, autre surprise. Place encore à la créativité, l'originalité et la "barge attitude". La librairie invite ARTEFAKT et ses créatures aquatiques, les PATAFISH. Dessinée en objet unique, réalisée à la main, chaque pièce d'ARTEFAKT a sa propre personnalité, ses expressions, ses mimiques. L'occasion de voir la librairie transformée pour l'occasion en aquarium géant.

 

Chaque création est à vendre, c'est l'idée parfaite pour faire un cadeau à petits ou grands...

 

Expo/Vente du 24 au 29 octobre 2011, soirée Cocktail le mercredi 26 octobre 2011 à partir de 19H.

 


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link

 

 

Les insolites

librairie, galerie photo

28, rue khalid ibn oualid (ex-velazquez) 90000 tanger

www.librairielesinsolites.com

212.5.34.59.29.83

lesinsolites.tanger@gmail.com

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